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édito



L’euro chancelle, la croissance vacille, les déficits plongent … mais les vacances se maintiennent !

Il n’y a que les congés multiples en France qui ne bougent pas, immuables, impassibles, stoïques comme un sphinx. Les entreprises sont en vacances l’été, à la Toussaint, à Noël, l’hiver, au printemps, sans compter le mois de mai avec ses jours fériés divers et variés; ces vacances rythment l’année et n’améliorent pas notre productivité.

Plus longues que nulle part ailleurs en Europe (plus de deux cent vingt jours par an de vacances scolaires), les vacances de nos chers enfants semblent devoir elles aussi être revues à la baisse. Si encore le système scolaire était performant, on pourrait, à la rigueur, s’incliner. Mais le récent rapport de l’Institut Montaigne dresse un état des lieux plutôt alarmant, si ce n’est accablant. Les vacances scolaires semblent avoir pour seuls effets d’augmenter les lacunes des élèves et de creuser les inégalités.

Si les secteurs du tourisme et de la restauration peuvent profiter de ces congés quasi perpétuels, l’industrie, elle, pendant ce temps, tourne au ralenti. A l’absence des uns, s’ajoute la moindre motivation des autres.

A quoi joue-t-on ?

Toutes les cinq ou six semaines, la France s’arrête de travailler. En août, les plages sont bondées mais les villes sont mortes et l’activité quasi inexistante. Avec ses ponts successifs, mai est un véritable mois d’août bis. Or seule l’activité génère de la croissance et de la compétitivité.

Qui va payer la note ? S’il y a bien une chose que l’on gagnerait à travailler plus régulièrement, c’est de sortir de cette crise au plus vite. Les 35 heures ne nous ont guère aidés avec leurs 10 semaines de vacances qui donnent une activité sporadique intense sur 6 semaines et ralentie pendant les deux semaines des vacances scolaires des enfants.

Qu’attend-on pour inciter les français face à une crise d’une violence exceptionnelle à prendre moins de congés et à travailler plus ? Une réduction des jours de congé serait une alternative à des réductions (ou blocage) de salaires inéluctables, au bénéfice d’une attention portée à sa famille ou aux actions pour la collectivité par exemple…

Diaa Elyaacoubi
Présidente du club Esprits d’Entreprises

Bernard Ochs
Vice Président du club Esprits d'Entreprises

Le club "Esprits d'Entreprises" regroupe 400 PME performantes et de croissance
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