Bienvenue sur le site d'Esprits d'Entreprises
filet.gif



VU-ET-ENTENDU.jpg

Schweitzer.jpg

Louis SCHWEITZER,

Commissaire Général à l'Investissement,


Le jeudi 1er octobre 2015.


« LE 3EME VOLET DU PROGRAMME D'INVESTISSEMENT D'AVENIR (PIA3) »


Louis Schweitzer décrit avec pédagogie les Programmes d’Investissement d’Avenir

On entend qu'il est rare de conjuguer les talents d’un haut fonctionnaire et celui de chef d’entreprise. Fonction publique et vie des affaires seraient en effet, deux mondes diamétralement opposés ! Pourtant la carrière de Louis Schweitzer démontre que la convergence de la recherche de l’intérêt général et de l’efficacité économique et managériale est possible et qu’elle est même très féconde. Louis Schweitzer, à la fois grand commis de l’Etat, dévoué à l’action publique et aussi vrai patron industriel sachant mener Renault aux premières places mondiales, méritait d’être entendu par Esprit d’Entreprise. Simplement parce qu’aujourd’hui, sa fonction de Commissaire Général à l‘Investissement conjugue à merveille ses expériences pour, on l’espère, aider aux succès économiques de l’entreprise France.

Les PIA : « 47 milliards pour l’excellence, l’innovation et la compétitivité… et ça marche ! » La France est le 3ème pays d’Europe pour le nombre de créations annuelles d’entreprises (auto-entrepreneurs exceptés), le pays ne compte pourtant que 3 fois moins d’entreprises exportatrices que l’Allemagne. Comment alors aider les PME à croître, notamment en période de crise ? Les programmes d’investissements d’avenir (PIA) répondent à cette difficulté en affectant des crédits à l’économie via des appels à projets, pour des entreprises innovantes et à fort potentiel de croissance selon trois principaux critères : l’excellence, l’innovation et la compétitivité. Aujourd’hui, sur les 47 milliards des PIA I et II, 36 milliards d’euros ont été engagés, 31 milliards contractualisés et 12 milliards payés. Vers mi-2017, la quasi-totalité de ces sommes seront engagés sous forme de subventions, d’apports de fonds propres, d’avances remboursables, de prêts. La mise en œuvre des fonds proprement dite, appelée « contractualisation » s’effectue avec des structures comme BPIFrance, la Caisse des dépôts ou l’Ademe par exemple. Malgré ces résultats indéniables, le CGI est encore peu connu dans cette mission, même si le bouche à oreille fonctionne.

« PIA et PME : ciblons la rapidité et la simplicité ! ». Pour les PME, le CGI s’est fixé des objectifs de vitesse et de simplicité. On vise ainsi un délai de 3 mois maximum entre le dépôt d’un dossier et sa contractualisation. Dans les faits soyons francs, c’est plutôt rare aujourd’hui même si les délais initiaux ont été déjà divisés par 4 ! Les 3 mois représentent plutôt le délai normal entre un dépôt de dossier et la décision du Premier Ministre d’attribuer le financement. Côté simplification, l’objectif est d’arriver à des dossiers de 5 pages (à confirmer) par dossier. C’est de cette manière que l’on peut le mieux aider les PME innovantes à « passer les vallées de la mort ». Depuis 2010, 3 milliards d’euros ont été distribués aux 3 800 PME, c’est-à-dire 23% des fonds distribués.

« Le PIA III va voir le jour » Le Président de la République a annoncé que 10 milliards seront affectés au PIA III en préparation avec 4 milliards de subventions et d’avance remboursables, 4 milliards de crédits et fonds propres et 2 milliards d’euros de mécanismes pour les organismes de recherche. Il prendra aussi en compte la réforme territoriale en consacrant 500 millions d’euros aux régions, somme abondée à due concurrence par les budgets de ces dernières. Les axes stratégique du rapport Rocard de 2010 demeurent d’actualité autour de la recherche fondamentale, du numérique, de la transition énergétique, de la recherche universitaire et son transfert à l’entreprise. L’université et la recherche seront ciblées, notamment pour que la formation des étudiants s’établisse mieux encore sur des expériences concrètes. Le numérique sera plus favorisé de manière transversale.

« La France a un potentiel d’excellence » Enfin, certains atouts de la France seront soutenus. Les secteurs de l’agriculture et de l’alimentaire d’abord méritent une réflexion autours de filières intégrées pour favoriser la cohérence et la cohésion des acteurs. Les entreprises allemandes notamment se sentent plus responsables de leurs fournisseurs qu’en France.


QUELQUES-CITATIONS.jpg
filet.gif

« Je suis frappé par les lauréats du Concours mondial de l’innovation qui me disent que la collecte de fonds est plus compliquée aux Etats-Unis. »

« Nous avons toujours travaillé avec des appels à projets sectorisés, on devra plus agir de manière transversale à l’avenir, mais c’est aussi plus difficile. »

« Mon expérience de dirigeant d’entreprise me dit que les vraies capacités d’invention et d’adaptation, ce sont les PME / TPE qui les possèdent ! »

EDITO
EDITONOV12.jpg

EN PARTENARIAT AVEC
LE MOUVEMENT 100 JOURS
afficheS7mini.png

ACTUALITE
Site réalisé et hébergé par Xwiki - © Esprits d'Entreprises - 2007